D Day

 

Cent régiments, tribus, fiefs et églises amies

Sont venus renforcer la force militaire

D’un peuple insatiable de liberté, de terre,

Prêt à braver la mer, le temps et l’ennemi.

 

Un sourd grognement de sauvages sur la plaine

Accompagne les danses et chants divinatoires

Des guerriers grimaçant leur peurs prémonitoires

Sous le coup du canon des souffrances inhumaines.

 

Six mille combattants fous et aux regards vides

En ahuris dévorent le même horizon.

Combien en rescapés, combien en sortiront

De cette peau de chagrin, de ce fleuve aride ?

 

Pourront crever devant moi tous les adversaires

De n’avoir pas assez tant enduré jadis

De n’avoir pas souffert mes joutes et sacrifices

Je les contemplerai, gisant sous la lumière.

 

Mes côtés eux aussi seront pris en tenaille

Par le mal et le souffle me faisant défaut

Mais courage et envie répondront s’il le faut

Piqués par la rate sortie de mes entrailles.

 

Quand je serai touché, au pied du désespoir

Que mes pensées ultimes iront à mon amour

Je t’aurai près de moi comme arme et en secours

Pour passer éternel, le mur du purgatoire

 

Dans un cri silencieux, soldat, demeurant fier

Je me relèverai de ces plages normandes

Pour que jamais au nord ou ailleurs on n’entende

Ce numéro de plaque abandonnée en guerre

 

Dans un dernier élan, je risquerai mon cœur

J’atteindrai le royaume attendu ou des cieux

Sur un mont paradis, je me sentirai Dieu

Mais seul dans l’océan, en attendant… j’ai peur…

 

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