Le bonheur

D’un quotidien où meurt l’ennui

A l’excès soudain de défis

J’attendais si souvent un signe

Comme le vent agite les cimes

 

D’excitation en retrouvailles

Passant par la table aux ripailles

Je pars, je fuis de la maison

Le bonheur comme seul horizon…

 

Et si il s’était approché

A notre rendez-vous de mai

En rang d’oignon, en randonnée

On l’avait traversé… je sais

On pouvait rire à l’apéro

De mon camembert-cacao

Ou de la peur d’une souris

Le bonheur commençait ici

 

Le bonheur c’est quoi d’autre encore

Que le dernier bruit qui s’endort

Jusqu’au premier rire d’un enfant

Et qui court pieds nus sans parent ?

 

Un instant devient il magique

Si des fillettes rêvent d’élastiques

Et brandissent leurs poignets complices

Sous des bracelets couleur malice ?

 

Le bonheur s’était approché

A notre rendez-vous de mai

En randonnée, en rang d’oignon,

Et dire que nous le traversions…

On pouvait peindre des écureuils

Sur des sacs au milieu des feuilles

Perdus au cœur de la forêt

Que dominaient les échassiers

 

On s’était laissé transporter

Par une calèche et son coché

Par le train aux pieds d’un château

Parune barque au bord de l’eau

 

On était devenu cavalier

Avec Pierrefonds à protéger

On était devenu matelot

D’ la Cressonnière et son bateau

 

Le bonheur traverse l’histoire

Chaque mois de mai ou ce soir

Ces quelques mots qui nous ressemblent

Font cette chanson qui nous rassemble

J’en prends l’habitude maintenant

Et ne saurais vivre autrement

Je garde en moi ce doux refrain

Pour tout vous dire, j’en ai besoin

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