Amer et blême

Blême, aujourd’hui, il vit mais c’est terne,

Et terminés les phrases, les poèmes,

Le pavillon du temps est en berne,

La femme qu’il aimait était sienne.

Mais la vie est cruelle et enchaîne

Les bonheurs, les erreurs et les peines ;

Qu’il est difficile de dire qu’on aime,

Surtout si l’on vient d’y mettre un terme.

 

Sa vie amère, suspend son envol,

Quand il retourne dormir.

Même en hiver, les fleurs poussent encore

Dans son jardin souvenir, la nuit, il vit…

Ses fleurs du mal sont des tournesols,

Qui s’ouvrent avec le vent,

La spirale du ras-le-bol et là et console

Ta mine dans le tourment, le diable rit

 

Et même, si sa vie s’éloigne de la sienne

Si ses enfants ne seront pas les mêmes

Si un chemin derrière se referme

Si sa vie devient plus incertaine

Si son cœur est de plus en plus blême

Si ses yeux sont des cernes en fontaine

S’il a peur de devoir jouer cette scène,

Joue là le mieux que tu peux quand même.

 

Sa vie amère, suspend son envol,

Quand il retourne dormir.

Même en hiver, les fleurs poussent encore

Dans son jardin souvenir, la nuit, il vit…

Ses fleurs du mal sont des tournesols,

Qui s’ouvrent avec le vent,

La spirale du ras-le-bol et là et console

Ta mine dans le tourment, le diable rit

 

Zen, avance tout droit au travers des plaines

L’oasis du désert est prochaine,

Profite de vivre et sent l’oxygène,

Evite les fous et les indigènes

Evite les pièges et les joies soudaines

Evite tous les hallucinogènes,

Ta paix ne viendra qu’au bout des plaines,

Sur une colline fertile mais lointaine

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