La dem

Vous qui m’avez ouvert la porte en plein printemps,

M’habituant au chaud, moi qui venais du froid,

Vous qui avez été mon père tant de fois

Quand les doutes en moi en prenaient l’ascendant.

 

Je vous dois une partie des mes jours et projets ;

Une part de l’homme formaté que je suis

Courageux, justicier, humain ou incompris,

Valeureux chaque jour, tout en pugnacité…

 

Au début comme beaucoup, je voulais atteindre

Les cîmes sans les branches, les sommets sans col

Et comme tout bon enfant écoute à l’école,

Avec sagesse, mes défauts devinrent moindres.

 

Vous avez cru capable ce jeune soldat

De jouer les pompiers sur tous les incendies

Du temple qui devint, mon cœur et ma patrie

La sève dans mon bois, mon chemin et mon pas.

 

C’est donc un peu le sens de ma douce agonie

Que de venir confier mes douleurs régulières,

Mes déceptions aussi, lassitudes amères,

Au pied du président de ce tendre pays.

 

Souvent je suis absent des nombreuses pensées

De votre esprit dont je connais bien les malices

Aux choix durs et justes  pourtant sans artifice

Et qui m’oublient. Pourquoi ? Comment ? Qu’ai-je donc fait ?

 

Alors qui du pantin, du fils ainé ou roi

Pourra régner sans fin sur le bonheur présent,

D’aimer ce que l’on fait, travailler ardemment,

De croire avec justesse ou se tromper parfois ?

 

Saoulé de coups au sol ou ignoré debout

J’ai serré en silence les dents et les rangs

Que vous m’avez confié, il y a bien longtemps

On se ressemble un peu, pardon du terme « fou ».

 

Je n’ai plus les moyens de suivre vos envies

D’honorer la famille ou de combattre seul

Vous ne me couvez plus dans ce tout blanc linceul

Qui jadis rassurait mon égo et ma vie.

 

Vous qui avez été mon père tant de fois

Quand les doutes en moi en prenaient l’ascendant.

Pourquoi ces maladresses et ce comportement ?

Voulez vous que je reste, ou Adieu cette fois ?

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