C'est d'où qu'on freine

C’est d’ où qu’on freine ?

La vie va trop vite pour moi ;

Elle défile comme un film,

En noir et blanc au cinéma,

Et j’ m’en aperçois à peine,

C’est d’ où qu’on freine ?

 

C’est d’ où qu’on freine ?

J’ suis cinquante mecs à la fois,

Qui courent et bourrent et retâta,

Qui brûlent les stops et s’arrêtent pas,

Et j’ m’en aperçois à peine,

C’est d’ où qu’on freine ?

 

Je n’aime pas l’réveil,

C’est comme un cri dans un rêve,

Le matin, je n’aime pas l’réveil,

Et y’ a mes yeux qui font grève,

Ca va trop vite pour mes paupières,

Restons hier.

 

Je n’ai pas sommeil,

Il faut qu’ j’ m’amuse avant d’être vieil

Homme ou être un vieux loup de mer,

En tout cas, avant qu’on m’enterre,

J’ crierai là où on m’entend encore,

Je ne suis pas mort.

 

J’ suis bien vivant,

Mais je veux prendre plus le temps,

De respirer, de bavarder

Avec mes copains d’amitié,

C’est vrai, je jubile moins qu’avant,

Mais je suis encore bien vivant.

 

C’est d’ où qu’on freine ?

La vie va trop vite pour moi,

Elle défile comme un film,

En noir et blanc au cinéma,

Où est-ce qu’on m’emmène ?

C’est d’ où qu’on freine ?

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