La fuite

 

Ma bouche comblée de vous se souviendra longtemps

Emprunt du souvenir de vos tendres baisers

Ou de vos doigts habiles et qui couraient gourmands

M’offrant tous les délices d’un joli cerisier

 

Il est venu le temps de vous quitter ma douce

A regret je l’avoue, tout en serrant les dents

Je n’oublierai jamais sous vos tendres secousses

Les arbres généreux de ce matin printemps

 

La boule au ventre j’y vais,

Je m’en vais à regret¨

Plus qu’une envie, un vrai besoin

Comme un appel à prendre le train

 

En souvenir de vous, je porte en moi l’envie

Je porte en moi l’amour, des ces fruits en excès

Et tous ces parfums fous qui embaument le parvis

Remontant tortueux le seuil de votre entrée

 

Il est venu le temps de vous fuir ma mie

De peur de transparaitre comme je le suis vraiment

Un être délicat qui chantera cette nuit

Par le souffle discret de mon âme en dedans

 

Il faut que je m’en aille

Mon intérieur déraille,

Plus qu’une envie, un vrai besoin

C’est le dernier appel du train

 

Je suis venu vous dire que je m’en vais madame

Car le temps des cerises a laissé traces en moi

Sur mes dessous guenilles d’indélébiles drames 

Elles se déversent les larmes du pénible combat

 

Vous n’êtes pas la douleur de ce nouveau départ

Plutôt proche d’un bonheur à trouver sur la route

Dans l’urgence je l’avoue mais il n’est pas trop tard

Laissez-moi donc partir ! Trop hâtivement ? Je doute…

 

Il me fallait partir

Vous quitter ou bien pire

Plus qu’une envie, un vrai besoin

Il est parti du quai, le train

A force de s’retenir

Quand il est l’heure de fuir

J’ai soulagé mon arrière train

Et j’ai mes entrailles plein les mains…

 

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