Le combat

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Au combat, si mes envies sont indénombrables,

Mes principes sont sûrs, mes murs infranchissables.

Si mes passions font face à mes doutes horribles,

Mes yeux même pleurants sont là, insubmersibles.

 

Et si ma folie créative est dangereuse,

Je dois protéger mon corps, mon âme peureuse.

La beauté du paysage exhale mes sens,

Mon torse victorieux, ma raison, font violence.

 

Devant mon temple, le plus fidèle soldat,

Devant ma prison, mon meilleur gardien sera.

Au solstice d’été, la chaleur passera

Et au cœur du combat, je ne tremblerai pas.

 

Demain, plus dur sera le réveil du guerrier,

Plus amers, tous les souvenirs du temps passé.

Le bouclier fendu, les plaies encore ouvertes,

Je veux me tenir fier devant la plaine verte.

 

La bouche rougie par le sang, mains meurtries,

Je résiste et me relève à chaque défi.

Inconscient, ébouriffé, les trippes à l’air,

La gorge sèche, nouée,  je suis debout, j’erre

 

Boirai-je de cette eau, seul avec mon chagrin,

Croupie par cette boue des erreurs de païens

Aussi nombreuses que tous les regrets tardifs,

Que la faiblesse des plaisirs récréatifs

 

Les poisons font tourner ma tête à l’enivrer

A ne plus contrôler mon corps sans volonté

J’en boirai et j’en ferai un vin liquoreux

Même saoul je porterai ma croix, courageux…

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