Un pont dans le ciel

Le souffle du vent d’été parfois nous emmène

De frêles avions de papiers qui s’envolent à peine

Mais qu’il faut bien ramasser comme les feuilles qui trainent

Et qui couvrent les chemins des personnes qu’on aime

 

J’avais pris le pli de ne plus penser à toi

Et de regarder ailleurs quand quelqu’un se noie

Une poussière dans l’œil ou toi qui refais surface

Je ne me contiens plus et si je perds la face

 

J’ai mal, et ce soir ma belle je pense à toi

Demain matin le soleil ne se lèvera pas

J’ai mal, mon amour du ciel, de te voir si bas…

Mon étoile, mon plus beau rêve, renvole toi

 

Tu es le pont de couleur quand le ciel est gris

Le rouge du sang dans mon cœur qui coule la nuit

L’avion qui sèche les pleurs des enfants qui rient

Pendant que moi en silence, je souffre sans bruit

 

Tu es le soleil couchant sur la mer qui danse

Mes larmes qui se perdent dans ses vagues immenses

Le sable est chaud à jamais d’une étoile en cendres

Je dormais et je ne t’ai pas vu redescendre

 

J’ai mal, et ce soir ma belle je pense à toi

Demain matin le soleil ne se lèvera pas

J’ai mal, mon amour du ciel, de te voir si bas…

Mon étoile, mon plus beau rêve, renvole toi

 

Le souffle du vent d’été parfois nous console

De frêles avions de papiers qui jamais ne volent

Mais qu’il faut savoir laisser comme les feuilles au sol

Qui éclairent les bois d’automne de mille tournesols

 

Dieu m’a toujours interdit d’avoir une sœur

Cruel, jusqu’à men priver de toutes ses couleurs

Je puise aujourd’hui la force dans les yeux qui brillent

Devant ce pont dans le ciel que regarde ma fille

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