Lettre à Marie N°2

Marie je sais bien, tu te relèves à peine ;
D’une chute de train, qui roulait un peu vite.
Mais laissons à l’oubli, autant d' hier les peines
Que de chagrins d’amour qui bien un jour nous quittent.
 
Je vois bien que tu trembles, remontant la pente,
T’appuyant sur de frêles genoux engourdis.
Tu as besoin d’amour, dans ton ascension lente ;
Si tu veux bien de moi, je resterai ici.
 
Alors comme une quille un grand jour de tempête,
Je te protègerai de tous les chavirages,
Aux risques de briser ma coque en mille miettes,
Je prendrai sur mon dos ; les vagues, les orages.
 
Je ne croyais en rien et voilà qu’ autour' hui,
Je serai prêt à tout ; même à prier tout bas.
Je reconvertirai l’athée que je suis,
Confiant à louer Dieu d’un Ave Maria.
 
Marie, je sais bien, tu te relèves à peine,
Mais autant te l’avouer ... quand je suis contre toi
Que tu sembles fragile comme un fil de laine,
De nous deux le marin, le passager, c’est moi ...

 

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