Mon coeur n'a plus la main

Sur un malentendu, un soupir incompris,

Sur une maladresse après des cris de peur,

La porte s’est fermée sur des mots mal choisis.

Trop autoritaire, j’ai perdu ce majeur.

 

Assis juste à côté, l’annulaire amoureux

Est lié par la foi en ce pilier courbé

Comme l’épi de blé sous la faux qui le veut,

Il suit sa course dans le ferme couperet.

 

Tu me montres du doigt, mon cœur n’a plus la main

Pour arrêter les pleurs et les cris de révolte

Pour assécher les mers vides et sans sous marin

L’index si audacieux agrandit la récolte.

 

Même le plus soucieux du bien être des autres

Celui qui félicite et qui sait se lever

Ce pouce redressé protégeant les apôtres

S’indigne en sacrifice, il n’est pas crucifié.

 

L’annulaire à l’écoute apprend  de ce combat,

Il se gratte l’oreille et le regard lucide

Contre la guillotine il se protégera,

Sous l’écaille;  le bois et la peinture aride.

 

Faut-il mieux être bleu de douleur assassine

Ou bien saigner assis endormi sur la chaise

Mon cœur n’a plus la main ni de paume câline

Pour écrire combien, il fallait qu’on se taise.

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