Orpheline

 

Il fait un peu plus gris qu’hier en ce matin

Je pars trainer mon corps dans la salle de bain

Au bord d’un miroir fou, devant l’eau qui rougie

Comme les feuilles d’automne sous les traces de la nuit…

 

L’horizon me rappelle, d’une jolie vue d’ici

Deux ou trois artifices, et je pars aujourd’hui

Déposer mon emprunte sur le monde qui attend

De survie en instinct, c’est la vie qui reprend…

 

Si parfois je suis à genoux

Je me relève et debout

Mes poings pour l’ultime combat

Pas d’autre arme que moi

Je porte en moi une orpheline

Et qui esseulée m’assassine

Je crains de finir comme elle

Mais je vous sais fidèles

 

Tant de choses à cacher où la honte s’endurcit

Tant de choses à se dire dans les silences aussi

Avoir le mal en soi, n’en mériter pas tant

Et devoir vivre avec… et survivre pourtant…

 

Je regarde mes mains, comptant les différences

Qui creusent mes paupières sous le regard des gens

Comme autant de fossés remplis de mes errances

Sur l’au-delà et Dieu, sur moi tout doucement…

 

Si parfois je suis bien debout

Je lutte et pose un genou

Mes yeux brillent une dernière fois

Et mes cils tombent au combat

Je porte en moi une orpheline

Et qui esseulée m’assassine

Je crains de finir comme elle

Peur que vous soyez infidèles

 

Il fait déjà soleil, dans mon cœur ce matin

Juste un rayon de vous, sur le miroir content

Le vent sèche les larmes d’un groupe en noir chagrin

Qui m’emporte et me suit, c’est la vie qui reprend

 

Si parfois on est à genoux

On se relève et debout

 

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